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QUELQUES "GLORIEUX" ANCIENS


UNE TRADITION MISSIONNAIRE

Monseigneur LEROY ( 1854-1938)

C'est un grand nom de l'épopée missionnaire. Alexandre LEROY est né à Saint-Senier-de-Beuvron, le 19 janvier 1854. Il fut élève à l'Abbaye-Blanche, prêtre en 1876, missionnaire au Gabon. Il est sacré évêque à Coutances, le 9 octobre 1892. Quatre ans plus tard, il est Supérieur Général de la Congrégation du Saint-Esprit, et le reste jusqu'en 1926.

Il intervint pour que sa Congrégation rachète les bâtiments de l'Abbaye-Blanche. Il y installa un scolasticat spiritain.

Esprit subtil, malicieux, habile, il exerça une grande influence sur la jeunesse de son vieux collège. Il mourut en 1938, à Paris.

Monseigneur LEMASLE ( 1874-1946)

Né à Servon, mais ayant passé son enfance à Ducey, François LEMASLE est élève à l'Abbaye-Blanche de 1890 à 1893. Il entre à la Société des Missions étrangères de Paris et reçoit le sacerdoce en 1898.

Il est envoyé en Indochine, où il fonde des écoles primaires et secondaires. En 1937, il est nommé Vicaire Apostolique. Son épiscopat de neuf années fut entravé par l'occupation japonaise du pays et les violences du Viet-Minh après 1944. Il meurt en 1946.

Monseigneur LEROUGE ( 1876-1949)

Il est né le 8 juillet 1876 à La Chaise-Beaudouin. Prêtre en 1901, il est envoyé en Guinée française. Nommé Evêque et Vicaire Apostolique de Guinée en 1920, il est décédé à Bordeaux en 1949.

Monseigneur PICHOT (1874-1954)

Le contemporain de Monseigneur Lerouge était originaire du même canton, né le 11 juillet 1874 à Les Cresnays. Prêtre en 1899, il est envoyé à Madagascar. En 1923, il est Vicaire Apostolique de Majunga. Il démissionne en 1941 et meurt en 19S4, à Piré-sur-Seiche.

Monseigneur MARIE ( 1899-1974)

Alfred MARIE est né à Vimoutiers le 4 octobre 1899. Sa famille venue à Avranches (Imprimerie de l'Avranchin) le confie à l'Institut. Il est prêtre en 1925. Envoyé en Guadeloupe, puis en Martinique, il est nommé ensuite Vicaire Apostolique en Guyane, et évêque de Cayenne en 1956. Il démissionne en 1973 et meurt en 1974 à Villejuif.

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Beaucoup d'Anciens ont été missionnaires: ils appartenaient principalement aux Missions Etrangères de Paris, à la Congrégation du Saint-Esprit, aux Oblats de Marie-Immaculée.

Aujourd'hui, l'association compte parmi ses membres: Mgr Michel BERNARD et Mgr Georges DUPONT, et une trentaine de missionnaires.



DES SOLDATS

Le général CLAMORGAN ( 1845-1904)

Né à Valognes, élève de l'Abbaye-Blanche, il entre à Saint-Cyr. Pendant la guerre de 1870, où il est lieutenant, il échappe à la capitulation de Metz et reprend du service dans l'armée Bourbaki.

De 1877 à 1904, il accomplit 5 campagnes en Indochine et devient général de brigade sous Galliéni. Il meurt victime du choléra en 1904, et repose en Indochine. Il était le grand-père du cardinal Daniélou.

Le père André HOUSSAYE ( 1906-1944)

Né à Saint-James, il fut élève de 1919 à 1924. Missionnaire spiritain, il est envoyé en 1931 au Cameroun. En 1940, il rejoint la 2ème D.B. du général Leclerc; il y est aumônier, accompagnant les soldats camerounais. Il passe en Egypte, en Sicile, en Italie, en Angleterre, puis en France, pour la libération. Grièvement blessé près d'Argentan, sur le front de Normandie, il meurt à l'hôpital du Mans, le 26 août 1944.

L'enseigne de vaisseau Georges RICHARD ( 1920-1944)

Né à Paris, élève de l'Institut de 1927 à 1936, il sort de i'Ecole Navale de Brest, repliée à Dakar en 1940 et, enseigne de vaisseau de 1re classe, il doit se remettre en France d'une grave maladie. Il choisit alors la Résistance. Il travaille secrètement à sauver une vingtaine de vaisseaux de la Marine marchande consignés par les Allemands au mouillage dans l'étang de Berre. Arrêté par la Gestapo, il est fusillé près d'Aix-en-Provence, le 13 juin 1944. Son entourage le considérait comme un héros et un saint.

Le père HAUPAIS, trappiste

Elève de 1925 à 1928, trappiste de l'Abbaye de Bricquebec, il est arrêté par la Gestapo, interné, envoyé près de Cassel dans un camp où il meurt de misère. Son corps est jeté à la fosse commune.

Le scout de France Alain BOURGINE

Né en 1922, il est élève de 1937 à 1940. Il était fils du maire du Neufbourgt près de Mortain. Engagé dans l'armée d'armistice, il entre ensuite en Résistance sous le nom de Clotaire Nicole. Réfractaire au travail, arrêté près de Dax, transféré à Buchenwald, puis à Bergen-Belsen, il y succombe avant l'arrivée des Anglais.



UN GRAND TRAPPISTE

Dom Vital LEHODEY ( 1857-1948)

Né à Hambye en 1857, il fut élève à l'Abbaye-Blanche de 1871 à 1876. Prêtre en 1880, moine en 1890, il succède à Dom Germain Furet en 1895 comme abbé de la Trappe de Bricquebec. Il fonda deux monastères au Japon en 1898.

Dom Vital fut un maître de spiritualité: il écrivit "Les voies de l'Oraison mentale" et "Le Saint Abandon", ainsi que le directoire spirituel de l'Ordre.

Démissionnaire en 1929, il est mort après cinq années de paralysie le jour de l'Ascension 1948, en odeur de sainteté. Sa vie a été évoquée par le père Irénée Vallery-Radot et par le père Brard, en 1973. (Ed. Gabalda.)



UN JURISTE

Eugène DARY ( 1907-1982)

Le grand juriste et militant social que fut Eugène Dary est né à Avranches le 30 septembre 1907. Il fréquente l'Institut de 1921 à 1926 et y subit, entre autres, l'influence du musicien Joseph SAMSON. Il rencontre aussi le père DONCOEUR qui l'engage à servir dans le scoutisme.

En 1931, il est avocat à Paris. Il se marie, et neuf enfants lui font sentir l'importance du Mouvement Familial. Commissaire des Scouts de France, il se spécialise dans le droit social, un secteur important, après les réformes sociales de la Libération.

Il se consacre à la défense des familles dans le cadre de l'Union Nationale des Associations Familiales dont il devient le vice-président. Il est amené à s'intéresser à l'Institut national de la Consommation. Il siège au Conseil Economique et Social.

A sa mort, on salue son souci de la vérité, sa rectitude dans l'action, son imagination à trouver des solutions au service de ses frères et des familles.

Bernard LABBE
Elève de 1932 à 1938